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Clair
Biographie Biography

J'ai grandi à Cannes dans le quartier des pêcheurs (au Suquet), à quelques encâblures du port et du célèbre festival de cinéma… J'en conserve un énorme respect ainsi qu'une admiration profonde pour les hommes de la mer mais également pour le monde du spectacle… Après avoir été quelques mois assistant du photographe de mode Henri Heiderscheid en 1974 je suis parti naviguer… Je n'ai commencé mon travail en tant que photographe professionnel qu'en 2000. J'ai été l'un des premiers à adopter le numérique.

« Nicolas aime la technique et la mer, il a construit des bateaux, navigué, dirigé son entreprise, et si la photographie lui est venue un peu comme une fenêtre qui s'ouvre, il n'a jamais cessé de parfaire sa connaissance de cet art. Pas seulement par une maîtrise de sa science, mais aussi par une grande connaissance de ce que la photographie a généré d'œuvres d'art. C'est ainsi qu'il regarde, associant dans ses rétines l'histoire de l'art aux possibilités du matériel.
Cette fenêtre s'est ouverte pour Nicolas il y a un peu plus de 20 ans, c'est peu si l'on considère la richesse de l'œuvre, lorsqu'on regarde l'éclectisme des photographies. Le bateau, bien sûr, qui lui permet d'être aujourd'hui reconnu comme la référence pour les intérieurs de yachts, mais aussi l'Architecture, et le Monde dans ses détails, comme poussent des fleurs entre deux pierres ou meurt une branche cassée sur la terre.
Un homme dont les convictions font un style, le plaisir qu'il prend à son art est croissant, il est de ceux qui croient aux dernières lueurs comme chance d'attraper la note bleue du photographe. »

« Lorsque Nicolas Claris s'est résolu à investir dans un appareil photo au tout début du numérique, son engagement, la rigueur de son approche méthodique de cet art, et sans doute aussi le besoin de devoir obtenir rapidement des résultats recevables ont fait de lui presque immédiatement un Photographe. De cette première génération de prises de vues, on pouvait retenir la maîtrise technique, la compréhension des souhaits de ses clients et un académisme formel issu de son respect pour ses pairs. Le socle solidement construit, Nicolas s'est très vite attaché à ouvrir son esprit et son objectif vers d'autres sujets que les bateaux : ombres et reflets dans une maison d'Espagne, architecture de courbes et de lumières de Frank O Ghery, cailloux et herbes folles, boulons et pièces mécaniques ont été photographiés comme des stars hollywoodiennes : avec respect toujours, amour parfois, mais aussi une étonnante créativité : « faire les petites choses comme les grandes » à servi de leitmotiv à la seconde période de Nicolas photographe : celle du passage à l'Artiste. Avec une approche humble, presque effacée, il est devenu une signature majeure de la photographie altruiste, celle qui se met toute entière au service de l'objet pris en vue. C'est avec la même générosité qu'il se propose pour accompagner l'équipe de Watever, lors d'un voyage au Bangladesh d'où il rapportera des clichés d'une incroyable humanité. Amoureux des couleurs, de l'éphémère (et quoi de plus éphémère qu'un sillage sur la mer ou le passage d'un voilier ?) il ajoute la notion du temps qui passe dans ses photographies, comme pour cette sublime série de plats du chef étoilé Nicolas Magie qu'il photographie dans les jardins du Saint-James à Bouliac, ou lorsqu'il suit les saisons dans des châteaux du vignoble bordelais. L'éclectisme n'est pas un art en soi, mais il procure à Nicolas une liberté de ton, une force créatrice qui lui permettent aujourd'hui d'aborder tous les sujets avec ce mélange de compétence et de respect qui, aujourd'hui, nous font regarder son œuvre avec un plaisir joyeux, loin de toute gravité, prêts à toutes les surprises. Qui a oublié les tables dressées sur ces ponts de bateaux en construction ?
Ces photos sont devenues des classiques, mais le décalage ludique qu'elles dévoilaient annonçaient déjà le talent de Nicolas Claris, passé de photographe par nécessité à artiste contemporain incontournable. »

Bruno Belmont

I grew up in Cannes in the fishermen district (le Suquet), at a stone-throw from the port and the famous film festival… I keep a huge respect and a deep admiration for the men of the sea but also for the world of entertainment and image… After being for a few months assistant of the fashion photographer Henri Heiderscheid in 1974, then I left to sail on the seas. I started my work as a professional photographer in 2000. I was one of the first to adopt digital for boat photography.

*"Nicolas likes the technique and the sea, he built boats, sailed, ran his company, and if the photography came to him a bit like an opening window, he never stopped improving his knowledge of this art. Not only through of his science mastery, but also with a great knowledge of photography as an art form, this is how he looks, linking in his eyes art history with the gear possibilities.
This window opened for Nicolas a little more than 20 years ago, it is not much if we consider the richness of the work when we look at the eclectic photographs. Boats, of course, allow him to be recognized today as the reference for yacht interiors, but also Architecture, and the World in its details, as flowers grow between two stones or dies a broken branch on the ground.
A man whose convictions make a style, the pleasure he takes in his art is endlessly growing, he is one of those who believes in the last light as a chance to catch the photographer's blue note."*

*"When Nicolas Claris decided to invest in a camera at the very beginning of digital photography, his commitment, the rigor of his methodical approach to this art, and undoubtedly also the need to obtain quickly acceptable results made him almost immediately a Photographer. From this first generation of shots, one could retain technical mastery, an understanding of his clients' wishes and a formal academism stemming from his respect for his peers. With a solidly built base, Nicolas very quickly set out to open his mind and his lens to subjects other than boats: shadows and reflections in a Spanish house, Frank O Ghery's architecture of curves and lights, pebbles and wild grasses, bolts and mechanical parts were photographed like Hollywood stars: always with respect, sometimes love, but also with an astonishing creativity: "doing the little things like the big ones" served as a leitmotif for Nicolas' second period as a photographer: that of the transition to the Artist. With a humble, almost self-effacing approach, he became a major signature of altruistic photography, one that puts itself entirely at the service of the object in view. It is with the same generosity that he offers to accompany the Watever team on a trip to Bangladesh from where he will bring back pictures of incredible humanity. A lover of colors, of the ephemeral (and what could be more ephemeral than a wake on the sea or the passage of a sailboat?) he adds the notion of time passing in his photographs, as in this sublime series of dishes by starred chef Nicolas Magie that he photographs in the gardens of the Saint-James in Bouliac, or when he follows the seasons in the châteaux of the Bordeaux vineyards. Eclecticism is not an art in itself, but it gives Nicolas a freedom of tone, a creative force that today allows him to approach all subjects with that mix of skill and respect that today makes us look at his work with a joyful pleasure, far from any seriousness, ready for any surprise. Who has forgotten the tables set up on these decks of boats under construction?
These photos have become classics, but the playful discrepancy they revealed already announced the talent of Nicolas Claris, who has gone from photographer by necessity to an unavoidable contemporary artist."*

Bruno Belmont

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